Aéroport du Bourget : une charte en préparation

Les nuisances engendrées par l'aéroport du Bourget font depuis peu l’objet d’une commission de concertation sur l'avenir de la plateforme. Associations de défense de l'environnement, professionnels de l'aéronautique et élus des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-d'Oise – les trois départements concernés – se sont récemment réunis pour faire le point sur ce dossier. Cette démarche vise deux objectifs principaux : la rédaction d’une charte de l'environnement et l’adoption d’un Plan d’exposition au bruit (PEB), préalables indispensables à de futures aides à l'insonorisation des logements. Eu égard à un trafic oscillant entre 42 000 et 52 000 mouvements totaux annuels, l’aéroport du Bourget ne fait pas partie d’un PEB, comme c’est le cas à Roissy et Orly.

Trois groupes de travail se pencheront sur les mesures de bruit, les perspectives d'évolution du trafic – limité aux vols d’affaire – et au développement des activités de la plateforme (musée de l'Air et de l'Espace, parc des expositions, activités liées à l'aéronautique).

Aéroports de Paris (ADP) et la préfecture démentent toute volonté d'extension du site, mais évoquent toutefois un projet de réaménagement destiné à améliorer les installations dédiées aux compagnies d'avions d'affaires. L'aéroport représente 2,5 milliards d'euros de retombées fiscales annuelles pour les communes voisines. Des enjeux économiques que la Chambre de commerce et d'industrie de Paris souhaiterait voir renforcés, préconisant l’extension de l'aviation d'affaires, notamment par la récupération de terrains de l'armée et des friches industrielles au Blanc-Mesnil. Les riverains, quant à eux, réclament des mesures contraignantes, comme l'instauration d'un couvre-feu nocturne.