Avis de l’Acnusa sur l’indicateur d’énergie sonore de Roissy

L’Acnusa a émis un avis favorable sur le rapport d’évaluation des conditions de mise en œuvre de l’indicateur représentatif de l’énergie sonore de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Ce rapport avait également vocation à présenter les conditions d’obtention de la valeur de cet indicateur pour l’année 2003. Les membres de l’Autorité basent leur décision sur le fait que « l’arrêté du 28 janvier 2003 instituant un indicateur représentatif de l’énergie sonore engendrée par l’activité aérienne de Roissy-CDG tend à limiter l’expansion des nuisances sonores autour de cette plateforme  ».

Toutefois, l’Acnusa ne fait pas grand cas du choix des années 1999, 2000 et 2001 comme référence de comparaison de cet indicateur. Pour l’Autorité, cette référence prend en compte des avions actuellement absents de la plateforme. Conséquence : cette référence n’a donc pas été établie à partir de mesures, mais en grande partie calculée. Aussi, l’avis recommande-t-il de « prendre le résultat des mesures réalisées durant l’année 2005 comme année de référence  ».

Autre recommandation, il n’est pas souhaitable que les distances de références de 9,2 kilomètres pour le décollage et de 5 kilomètres pour l’atterrissage soient imposées. En effet, compte tenu de l’impossibilité physique d’implanter les stations de mesure à des distances rigoureusement identiques par rapport aux seuils de piste, une correction par calcul doit être apportée aux mesures faites sur chaque station. Pour l’Autorité, « ces corrections sont complexes et peuvent nuire au principe d’information claire et transparente  ». L’Autorité considère que les niveaux mesurés directement sur chaque station peuvent être comparés directement d’une année sur l’autre.Avis sur l’indicateur d’énergie sonore de Paris-Charles-de-Gaulle