Information des riverains de Roissy et Orly. Qui fait quoi ?

La loi du 12 juillet 1999 créant l’ACNUSA avait identifié Aéroports de Paris (ADP) comme l’interlocuteur des riverains des aéroports parisiens. En devenant société anonyme, ADP voit ses compétences en matière de circulation aérienne transférées à la Direction des services de la navigation aérienne (DSNA), qui devient responsable de la maîtrise des nuisances générées par la circulation aérienne. La responsabilité d’ADP se concentre désormais sur l’exploitation de ses plates-formes et des systèmes de monitoring du bruit.

Cette nouvelle règle du jeu va faire l’objet d’un protocole d’accord entre ADP et la DSNA, en cours de mise au point. Jean-Yves Delhaye, directeur des Services de la navigation aérienne, affirme que l’ambition de ses services est « d’être à l’écoute du ressenti des populations survolées, de manière à instaurer un climat de confiance et de compréhension mutuelle  ». Il souhaite pour cela « que les riverains disposent de toutes les données et explications nécessaires  ».

Qu’en est-il des quelque deux cents réunions qu’ADP avait coutume d’organiser chaque année avec les élus et les associations d’Ile de France ? En 2006, à l’issue d’une période transitoire pendant laquelle les deux instances travailleront en étroite coordination, les initiatives auprès des élus relèveront pour l’essentiel de la DSNA et en particulier de sa mission environnement qui sollicitera ADP le cas échéant, si des points à l’ordre du jour le justifient.

En Région parisienne, les difficultés rencontrées, les récriminations sont d’une tout autre ampleur qu’en province. Quelques chiffres pour s’en convaincre : plus de 450 communes survolées au dessous de 2000 mètres, trois millions de personnes survolées au dessous de 3000 mètres, 750 0000 mouvements par an, soit l’équivalent des cinq plus grandes plateformes de provinces réunies. Dans ces conditions, la DSNA a considéré que confier un guichet unique au gestionnaire ADP pour traiter les quelque 3000 demandes d’information relatives aux conditions de survol ne semblait pas pertinent.Source :Théma, supplément thématique de la revue Entre Voisins, septembre 2005