Les actions de la SNCF pour réduire les nuisances sonores

En 2006, près des deux tiers (62%) du parc voyageurs est équipé de semelles de frein en matériau composite ou de disques. Ces dispositifs se traduisent, en moyenne, par une réduction de l’énergie sonore de 5 à 10 dB(A). Quant aux matériels de fret, enjeu de taille, puisque la totalité des 110 000 wagons en exploitation en France est concernée, le rééquipement du matériel roulant par des semelles moins bruyantes est encore à l’étude car, suivant l’option retenue, il pourrait nécessiter une modification de la timonerie (6,4 % du parc est aujourd’hui doté de semelles composites). Autre exemple de solutions innovantes permettant de réduire les nuisances, des absorbeurs dynamiques de vibrations sur les rails sont mis en place depuis 2004. Gestionnaire de l’infrastructure pour le compte de Réseau Ferré de France, la SNCF contribue également à la mise en place de murs antibruit et merlons. Efficaces mais coûteux, les écrans apportent une diminution moyenne du bruit d'environ 5 dB (A). La SNCF recherche également des solutions visant à diminuer le bruit des triages grâce au rainurage des freins de voie, avec pour résultat une réduction des nuisances sonores à la source de 14 dB(A). Enfin, il est bon de rappeler qu’en 20 ans, la SNCF a réduit de 50% les émissions sonores du TGV.Rappel réglementaire
La limitation des nuisances sonores ferroviaires fait l'objet d'une réglementation. L'arrêté ferroviaire de 1999 fixe des valeurs acoustiques à ne pas dépasser : 63 dB (A) le jour et 58 dB (A) la nuit sur lignes nouvelles non exclusivement parcourues par du matériel TGV ; 60 dB (A) le jour et 55 dB (A) la nuit sur les lignes nouvelles parcourues exclusivement par du matériel TGV. Une directive européenne complète cette réglementation en fixant les conditions d'homologation des matériels roulants amenés à circuler sur le réseau transeuropéen.
SNCF Groupe - Rapport développement durable 2006