Autoroute A20 : le Conseil général du Lot à l’écoute des riverains

Une association de riverains gênés par l'autoroute depuis sa mise en service en juin 2003 a obtenu du Conseil général la promesse d’une étude acoustique et d’éventuels aménagements.

Ouvert depuis juin 2003, le tronçon Cahors nord / Cahors sud de l’autoroute A20 est à l’origine d’un différend entre une association de riverains et la société Autoroutes du Sud de la France (ASF). L’association Agir contre les nuisances considère que, sur cette portion de l’autoroute Occitane, l’impact sonore de l’infrastructure est à l’origine de nombreux points noirs. Pourtant, tout porte à croire que les seuils critiques réglementaires aient été respectés : les relevés acoustiques réalisés après mise en service ont révélé des niveaux de bruit à 2 mètres en avant des façades des bâtiments d’habitation n’excédant pas 60 décibels le jour et 55 décibels la nuit (moyennes énergétiques intégrées), soit les seuils légaux prévus par l’arrêté du 5 mai 1995. Le problème viendrait plutôt du tracé même de l’infrastructure : au lieu dit « Constans », hameau rattaché à la commune de Valroufié, l’autoroute traverse ce hameau en empruntant une tranchée couverte de 400 mètres de long. Pour les riverains, malgré le respect de la réglementation, l’arrivée de l’autoroute est loin d’être ressentie comme une bonne nouvelle. Initialement, les riverains comptaient porter cette affaire devant le Tribunal administratif. Mais, le Conseil général du Lot s’étant déclaré prêt à financer une étude acoustique complémentaire, il semble que l’on ait fait un pas vers une résolution amiable du conflit. Le bureau d’études Impédance a été chargé par le Conseil général de réaliser la nouvelle étude acoustique en tenant compte des évaluations faites sur le terrain et des réclamations formulées par les riverains. Dans l’esprit de la collectivité départementale, ces mesures ont vocation à estimer les travaux complémentaires qui permettraient d’améliorer la situation. Moyennant une participation de sa part, des aménagements devraient être mis en œuvre. Quoi qu’il en soit, Agir contre les nuisances espère que ces investigations se traduisent sur le terrain d’ici un an tout au plus. Sinon, il faut s’attendre à ce que l’association se fasse de nouveau entendre. Il se trouve d’ailleurs que des riverains de quatre nouvelles communes – Arcambal, Flaujac, Poujols et Cieurac – soient venus rejoindre les rangs de l’association, qui regroupe désormais une centaine de foyers.

Source : La dépêche du Midi - Article du 11 juillet 2005