Bruit et politique nationale : les axes prioritaires

A l'occasion des sixièmes Assises nationales de la qualité de l'environnement sonore, la ministre de l’Ecologie a rappelé le registre des actions de réduction du bruit que l'État entendait renforcer. Retours sur le discours d’ouverture de la ministre.

A l'occasion des sixièmes Assises nationales de la qualité de l'environnement sonore, la ministre de l’Ecologie a rappelé le registre des actions de réduction du bruit que l'État entendait renforcer. Retours sur le discours d’ouverture de la ministre.

Nathalie Kosciusko-Morizet s’est tout d’abord félicitée que les acteurs de l’environnement sonore disposent « d’armes » pour affronter les nuisances. Les actions conçues en 2003, à la faveur du plan national d’actions contre le bruit, ont été renforcées, à la fois dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et dans celui du plan national santé environnement 2. Toutefois, dans le domaine des nuisances liées aux transports – aérien et terrestres –, la ministre souhaite que des résultats rapides soient obtenus. Fruit de la concertation actuellement en cours sur le relèvement des altitudes d'approche en Ile-de-France, de nouvelles procédures devraient être adoptées en 2011. Il est également question d’élargir aux plateformes du Bourget et de Beauvais le dispositif d'aide aux riverains en vigueur dans les dix principaux aéroports français. Concernant le bruit lié aux transports terrestres, ce sont plus de 150 millions d’euros par an qui seront investis au cours des prochaines années : 550 M€ prévus d'ici 2014, dans le cadre des programmes de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) sur le réseau routier national non concédé ; engagement des sociétés concessionnaires d'autoroutes à financer 110 M€ de travaux acoustiques au cours des trois prochaines années sur leurs réseaux ; soutien financier de l'ADEME au dispositif de résorption des points noirs sur la période 2009-2011 (notamment pour les réseaux gérés par les collectivités). La ministre a par ailleurs précisé les agglomérations retenues, à l'issue d'un appel à candidatures, pour la création d’un observatoire du bruit : avec le soutien du ministère et de l'ADEME, Grenoble, Saint-Étienne métropole, la communauté du Pays d'Aix et Nice viendront compléter les observatoires existants (ceux des agglomérations parisienne et lyonnaise principalement).

Lire le discours d’ouverture de la ministre