Pour ou contre un Bruitparif ?

Faut-il créer un « Bruitparif » pour mesurer le bruit en Ile de France, à l’instar de Airparif, le réseau de surveillance de la qualité de l’air ? Cette question a occupé une bonne partie des débats du colloque sur la mesure du bruit organisé mi-janvier par l’association Ile-de-France Environnement.

Marc Ambroise-Rendu, président de IDF-Environnement, souhaite qu’un observatoire Bruitparif compétent pour tous les bruits, terrestres et aériens voie le jour dans les 8 départements franciliens. L’avantage en est pour lui des mesures indépendantes à la pointe de la technologie, récoltées à l’échelle de l’agglomération. Et de rappeler l’échéance de 2007 pour l’établissement d’une cartographie du bruit dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants (directive européenne 2002/49/CE de juin 2002). Pour Yves Contassot, adjoint au Maire de Paris chargé de l’environnement, le bruit, contrairement à la pollution, n’est pas un problème régional et doit être traité localement. Jean-Paul Huchon, président de la Région, propose pour l’instant une étude épidémiologique sur le lien entre le bruit et la santé. La Mairie de Paris, qui estime qu’elle paye trop pour Airparif, a demandé une « remise à plat du fonctionnement » lors du dernier conseil d’administration en décembre.