Le Racing Métro 92 prêt à participer à l’insonorisation des logements riverains

L’Arena 92, projet d’enceinte sportive et de spectacle qui doit notamment accueillir les rencontres de rugby du Racing Métro, se heurte à l’opposition des riverains. Fait inédit, le club a proposé 450000 euros pour accompagner la prévention des nuisances sonores.

rn-ntrrL’Arena 92, projet d’enceinte sportive et de spectacle qui doit notamment accueillir les rencontres de rugby du Racing Métro, se heurte à l’opposition des riverains. Fait inédit, le club a proposé 450000 euros pour accompagner la prévention des nuisances sonores.

Fin 2014, le futur stade de rugby du Racing Métro 92 devrait s’implanter à Nanterre, à l’emplacement actuellement occupé par le stade des Bouvets. Dénommé Arena 92, le projet consiste en une enceinte multimodale, pouvant servir aux spectacles comme aux manifestations sportives (en configuration stade de rugby, le toit serait ouvert). Les travaux étaient censés débuter en 2012, pour une livraison prévue pour le troisième trimestre 2014. Mais depuis plusieurs mois, le projet se heurte à l’hostilité des riverains, qui voient d’un mauvais œil la métamorphose de leur quartier. Principal grief, le bruit que ne manqueront pas de produire les 12000 à 40000 spectateurs qui sortiront de l’Arena en passant sous les fenêtres des habitations (les premiers immeubles des Terrasses sont situés face à l’Arena). En mai dernier, l’association GAP (Groupe d’action et de proposition pour l’aménagement de Nanterre) a déposé un recours contentieux au tribunal administratif, visant tout bonnement l’annulation du permis de construire du complexe sportif et culturel. Le collectif réclame qu’une étude d’impact sonore soit annexée au permis. Dernier épisode de ce bras de fer entre les tenants du projet et les riverains, le président du club de rugby Racing-Métro 92 a proposé début octobre 2012 la création d’un fonds d’accompagnement pour la prévention des nuisances sonores. Le club est prêt à mettre 450000 euros sur la table, mais à condition que l’association de riverains lève son recours. Si l’idée même d’un financement des travaux d’insonorisation par l’Arena provient de la GAP, l’association trouve dérisoire le montant offert par le club. De fait, selon la GAP, 341 logements sont concernés, ce qui ne fait que 1300 euros par appartement. Quoi qu’il en soit, cette proposition de financer une partie du coût d’insonorisation du voisinage constitue manifestement un précédent dans l’histoire de l’implantation de de type d’infrastructures de loisir. De fait, la réglementation s’en tient à demander que l’impact sonore de l’activité soit maîtrisée (respect d’un critère d’émergence acoustique) ; mais les retombées sonores des allées et venues de spectateurs d’une enceinte sportive et de spectacle, elles, se situent aux confins de trois réglementations (code de l’environnement, code de la santé publique, code général des collectivités territoriales), si bien que leur prise en compte ne va pas forcément de soi. Citée dans un article du Parisien (« Le Racing prêt à payer contre le bruit », 10 octobre), la GAP estime que « C’est au moins une reconnaissance du problème. » Affaire à suivre, car les termes d'un accord ne semblent pas encore avoir été trouvés.