Enquête Villes à Vivre 2010 : le bruit dénoncé par une majorité de citadins du monde

Très bruyante. C’est ce que pensent de leur ville une majorité d’habitants de sept grandes métropoles du monde interrogés par l’Observatoire Veolia des modes de vie urbains. Ce critère du bruit arrive en troisième position, après le prix des logements et les embouteillages.

En 2008, l’Observatoire Veolia des modes de vie urbains initiait une analyse approfondie du rapport des citadins à leur ville. Il poursuit aujourd’hui cette ambition à échelle internationale, en braquant le projecteur sur les défis environnementaux auxquels sont confrontés les grands ensembles urbains. Le dispositif d’étude, conçu par TNS Sofres, a permis d’interroger 7128 habitants de sept villes dans le monde à Bombay, Chicago, Le Caire, Londres, Paris, Pékin et São Paulo. Comment les habitants qualifient-t-ils leur ville ? Quinze critères leur étaient proposés : pas belle ; pas attrayante ; très mal éclairée la nuit ; difficile de s’y déplacer ; avec de très mauvais transports en commun ; avec une eau au robinet de mauvaise qualité ; avec une mauvaise évacuation des eaux usées ; avec un mauvais ramassage des déchets ; avec peu d’emplois intéressants ; très sale ; vie très chère ; très polluée ; prix des logements très élevés ; très bruyante ; avec beaucoup d’embouteillages. Le critère « très bruyante » arrive en troisième position, avec 55 % des répondants, après les embouteillages (70%) et le prix des logements très élevés (62%). Ceci confirme les résultats de l’étude menée en 2008 par l’observatoire Veolia des modes de vie urbains auprès de 8500 personnes dans 14 métropoles (Londres, Paris, Chicago, Pékin, New York, Sydney…). A la question “Que détestez-vous le plus dans votre ville”, le bruit arrivait aussi en troisième position (28%) après les embouteillages et la pollution atmosphérique. Pour améliorer l’environnement de leur ville, 59 % des personnes interrogées font confiance à elles-mêmes, contre 12% au maire et 13% au gouvernement. Mais quand on les interroge sur la place de la voiture en ville, si globalement 58% estiment qu’il faut réduire la place de la voiture, 35% seulement voudraient renoncer à leur propre automobile, (ou s’ils n’en ont pas ne voudraient pas en acquérir). Télécharger le rapport complet (pdf, 4,6 Mo)