Les chiffres du bruit

Diminution entre 64% et 88% des émissions sonores générées par la circulation routière à Paris intra-muros pendant le confinement (Bruitparif, juin 2020)
Bruitparif rapport de juin 2020

Les modifications de l’environnement sonore en Île-de-France constatées lors de la période de confinement

Depuis le 11 mai, date de début du déconfinement, le bruit fait sa réapparition mais de manière différenciée selon le rythme de reprise des différentes activités. Pour les stations localisées le long du réseau de voirie parisienne, les diminutions moyennes de bruit routier sur l’ensemble des huit semaines de confinement s’établissent à 5,5 dB(A) sur la période diurne et à 8,4 dB(A) sur la période nocturne (...) De telles diminutions moyennes de bruit sur une semaine, qui vont de 4,4 à 9,1 dB(A) selon les périodes considérées (diurne/nocturne) et les différentes semaines du confinement, correspondent à des baisses comprises entre 64% et 88% des émissions sonores générées par la circulation routière.
C'est le coût social du bruit en France (Enquête CNB/Ademe, mai 2016)
Ademe

Le coût social du bruit en France

Le Conseil National du Bruit a inscrit dans son programme de travail le sujet de « l’approche économique du bruit » et notamment l’évaluation des coûts induits par le bruit. Dans ce cadre, une étude a été confiée au cabinet EY (anciennement Ernst &Young), financée par l’ADEME. Elle a été rendue publique le 14 juin 2016. Le coût sur la santé du bruit des transports s’élève à 11,5 milliards d’euros par an en France, dont 89% induit par le trafic routier. Les troubles du sommeil représentent l’impact le plus fort (54% du coût total sur la santé), devant la gêne (40%) et les maladies cardiovasculaires (6%). Il est à noter que les effets du bruit en termes de maladies cardiovasculaires se sont limités à la quantification des impacts de l’exposition au bruit routier, ce qui est un facteur de sous-estimation probablement important.

produits par la taxe sur les nuisances aériennes et affectés à l'aide à l'insonorisation en 2019
(Acnusa - Rapport public 2020)
Rapport public Acnusa 2020

Rapport public de l'Acnusa 2020

Le 27 mai 2020, l'Acnusa (Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires) a remis son rapport public 2020 au secrétaire d'Etat chargé des transports auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle fait le bilan des suites données aux recommandations de 2019 et émet trois nouvelles recommandations pour l’année en cours. 49,2 millions d'euros produits par la taxe correspond à près de 5 milions d'euros de plus qu'en 2018.

Autres chiffres

Le confinement et ses effets sur l'environnement sonore
-88%

 

Diminution entre 64% et 88% des émissions sonores générées par la circulation routière à Paris intra-muros pendant le confinement
(Bruitparif, juin 2020)
Semaine de la Santé Auditive au Travail 2018

Rapport de Bruitparif, Les modifications de l’environnement sonore en Île-de-France constatées lors de la période de confinement

Depuis le 11 mai, date de début du déconfinement, le bruit fait sa réapparition mais de manière différenciée selon le rythme de reprise des différentes activités. Pour les stations localisées le long du réseau de voirie parisienne, les diminutions moyennes de bruit routier sur l’ensemble des huit semaines de confinement s’établissent à 5,5 dB(A) sur la période diurne et à 8,4 dB(A) sur la période nocturne (...) De telles diminutions moyennes de bruit sur une semaine, qui vont de 4,4 à 9,1 dB(A) selon les périodes considérées (diurne/nocturne) et les différentes semaines du confinement, correspondent à des baisses comprises entre 64% et 88% des émissions sonores générées par la circulation routière.

Lire le rapport

-3.9 points

 

Sur une échelle de 0 (pas bruyant) à 10 (très bruyant), l’intensité perçue du bruit autour de chez soi passe de 6,3 points en moyenne à 2,4 points. Il s’agit d’une baisse significative de 3.9 points.

(Rapport Acoucité, juin 2020)
Semaine de la Santé Auditive au Travail 2018

Rapport d'Acoucité, Résultats de l’étude « Confinement COVID-19 : impact sur l’environnement sonore »

Les personnes enquêtées étaient invitées à évaluer l’intensité du bruit perçu à leur domicile avant puis pendant le confinement, toutes sources confondues, sur une échelle graduée de 0 (pas du tout bruyant) à 10 excessivement bruyant.

Sur une échelle de 0 à 10, l’intensité perçue du bruit, toutes sources confondues, passe de 6,3 points en moyenne à 2,4 points. Il s’agit d’une baisse hautement significative de 3.9 points. Les écarts types sont de 2.4 pour la période normale et 2.23 pour le confinement.

Lire le rapport

- 86 %

Baisses comprises entre 52% et 86% de l’énergie sonore générée par les circulations ferroviaires.

(Rapport Bruitparif, juin 2020)
Semaine de la Santé Auditive au Travail 2018

Rapport Bruitparif, Les modifications de l’environnement sonore en Île-de-France constatées lors de la période de confinement

Les riverains des chantiers à l'arrêt, en particulier ceux du Grand Paris Express, peuvent également profiter du silence, jour comme nuit, avec l’arrêt des chantiers qui s’est généralisé depuis le 18 mars 2020. Le graphique ci-joint illustre les diminutions très importantes observées du bruit ambiant sur les périodes diurnes et nocturnes aux abords de certains chantiers qui font l’objet d’une surveillance continue par Bruitparif (voir http://chantiers.sgp.bruitparif.fr). En fonction des chantiers et des autres sources de bruit potentiellement en présence, la baisse des niveaux sonores observée les jours ouvrés varient entre 6 et 22 dB(A) en journée et entre 5 et 18 dB(A) la nuit.

Lire le rapport

38%

des habitants d'appartement affirment que la période de confinement leur a donné envie de déménager, soit trois fois plus que les habitants de maison.

(Enquête Qualitel - IPSOS, juin 2020)
Semaine de la Santé Auditive au Travail 2018

Le confinement, révélateur des inégalités dans la qualité du logement

20 % des Français ont « mal supporté » leur logement pendant le confinement. A noter : La France des campagnes note mieux la qualité de son logement pendant la période, devant les villes moyennes puis les métropoles (l’Île-de-France arrive en dernier). Un échantillon représentatif de 2 600 Français ont répondu à 63 questions et noté leur logement sur la base de 17 critères dont l'isolation acoustique,  qui composent le Qualiscore, indice de la qualité perçue du logement.

Lire le communiqué

Actualités :

Désolé, pas d’article récent dans cette thématique