Le 6 septembre, le Gouvernement et les maires de grandes villes françaises se sont concertés sur la qualification des dark-stores en entrepôts. Une prise de position qui a son importance dans la lutte contre les nuisances sonores générées par ces activités. 

 

intérieur dun entrepôtCes lieux de livraison fermés, réservés au stockage de commandes sur Internet, n'échapperont donc pas à un encadrement réglementaire, qui permettra de sanctionner leurs exploitants en cas de nuisances sonores. Les dark-stores sont ainsi considérés comme des entrepôts, même s'ils disposent d’un point de retrait. Un arrêté doit venir réglementer cette prise de position. Les exploitants des dark-stores qualifiaient les lieux de commerces de détails. Les dark-kitchens sont également concernés, ces "restaurants fantômes" destinés uniquement à la livraison. Pour ces lieux, il a été décidé de créer une nouvelle catégorie spécifique.

Un nouveau concept économique, le maire seul face au bruit

Pour répondre aux enjeux liés à la crise sanitaire et à la fermeture des restaurants, les plateformes de livraison de repas ont inventé le nouveau concept économique des dark ou ghost kitchen, à savoir des restaurants sans salle. Tous les repas commandés sont livrés à domicile, le plus souvent en scooter, les cuisines étant éloignées des centres urbains. Or, livrer de jour comme de nuit peut occasionner des nuisances sonores diverses (passage des scooters, stationnement des deux-roues dont le moteur reste allumé, pauses des livreurs devant le local...). Pour faire face au nombre grandissant de plaintes des riverains, certaines collectivités comme la ville de Nantes ont déjà posé des limites.